Léa | Semestre 3 au Mexique

Léa, étudiante en DUT Gestion des Entreprises et des Administration a effectué un séjour d’un semestre à Mérida (Mexique) durant l’année scolaire 2019-2020. Elle partage avec nous son expérience.

 

Le départ : Pourquoi avez-vous souhaité faire une mobilité à l’étranger ? Pourquoi avez-vous choisi ce pays ?

J’ai décidé de partir faire mon troisième semestre à l’étranger tout simplement parce qu’en mars 2019 j’ai rencontré une étudiante qui revenait du Mexique qui m’a raconté son voyage avec tellement d’enthousiasme que c’est ce qui m’a donné envie d’y partir. Je me suis donc renseignée auprès de ma professeure d’espagnol et du projet tutoré en charge des étudiants à l’étranger. J’ai dû rédiger un CV et une lettre de motivation en espagnol et passer un entretien début avril, toujours en espagnol, pour montrer mon envie de partir, répondre aux questions, pour évaluer mon niveau de langue, savoir si j’étais apte ou pas à partir.

J’ai travaillé tout l’été pour mettre de l’argent de côté pour ce voyage, j’ai pris mon billet d’avion (aller-retour), courant juillet, en même temps que les autres élèves qui faisaient ce voyage. Ce que je conseille c’est de prendre que l’aller, en partant de France on ne savait pas exactement la date de fin des cours là-bas et une modification de vol coûte très cher.

J’avais pris le maximum de choses dans ma valise, les indispensables : médicaments, adaptateurs, chargeurs, ordinateur (que je conseille de mettre dans la valise à main en cas de vol dans les soutes).

L’arrivée sur place

Une fois sur le sol mexicain ma première impression a été à propos de la chaleur, j’étouffais, mais au final on s’y fait rapidement. J’ai eu un long voyage qui m’a permis de bien apprendre à connaitre les trois filles avec qui je suis partie. L’une d’entre elles était déjà partie au Mexique faire son troisième semestre, elle nous a guidé dans la découverte du pays, nous a rassuré et nous a donné énormément de conseils.

On a très vite fait des rencontres, les mexicains sont très conviviaux et chaleureux. Ils proposent beaucoup de sorties, d’activités…

L’université / La vie quotidienne dans le pays

Le premier mois de notre voyage nous avions une maison à 45 minutes de l’école, ce qui nous faisait lever extrêmement tôt puisque les cours commencent à 7h00 dans l’université où nous étions (Universidad Tecnologica Metropolitana). Nous prenions des uber pour nous déplacer, on tenait une feuille pour se partager le prix de toutes les courses à la fin de chaque mois.

En octobre nous avons changé de maison et nous nous sommes retrouvées à 5 minutes de l’école, avec des uber à des prix minimes.

En général les cours commencent à 7h00 et finissent à 14h20, tout dépend des classes et des emplois du temps. Nous avions cours tous les jours de la semaine. Nous avons le droit à un certain pourcentage d’absentéisme en fonction des différentes matières, mais le mieux est de justifier ses absences, comme en France autrement on peut avoir des points en moins sur la moyenne.

Les élèves sont extrêmement accueillants, il ne faut pas avoir peur de se retrouver le seul étranger dans une classe mexicaine c’est même mieux pour l’intégration et pour parler dans la langue avec eux. Nous sommes répartis en groupe de travail dès le début de l’année et cela pour le reste du semestre. Donc c’est souvent du travail de groupe, il y a beaucoup de projets, d’exposés, il faut donc un minimum de travail après les cours. D’autant plus qu’en étant étranger nous sommes souvent sollicités.

Les élèves de ma classe m’ont très vite proposé de visiter la ville, de manger avec eux… En finissant à 14h20 nous avons le temps d’organiser des activités, d’aller en ville.

Concernant la vie quotidienne à l’université, il y a deux pauses le matin : une à 9h00 et une à 11h00. Durant les coupures les élèves ont leurs habitudes, ils vont généralement tous manger devant l’école, il y a plusieurs commerçants. Les mexicains mangent beaucoup et souvent, ils mangent toujours avec les doigts, c’est ce qui m’a coûté le plus, sans faire de manière, c’est très difficile de manger proprement sans couverts. Une coutume à laquelle on est vite obligé de se plier !

Le plus efficace, pour moi, pour apprendre à visiter la ville, donc pour nous Mérida, c’est de partir à l’inconnu. Nous l’avons souvent fait après les cours, partir en ville et rentrer dans des établissements seulement pour regarder, explorer toutes les ruelles, goûter aux spécialités de là-bas, tout simplement de « faire les touristes ».

D’ailleurs il est très facile de se perdre, chose qui m’est arrivée plusieurs fois avec une autre française, sur le moment c’est assez stressant mais au final on trouve toujours une solution, l’avantage à Mérida c’est qu’il y a (pas toujours) la wifi dans la rue, nous avons donc pu réserver un uber pour nous ramener.

Autres activités

En dehors des cours, on faisait souvent la même chose, le vendredi soir on fêtait le week-end entre amis, on sortait (bars, boîtes de nuit). Le samedi on dormait pour récupérer de notre semaine, on faisait les courses, on allait souvent en ville, on faisait les magasins, on allait au restaurant. On mangeait très souvent à l’extérieur, la vie n’est pas chère au Mexique ce qui nous permettait d’acheter très souvent au lieu de faire nous-même à manger.

Qui dit Mexique, dit Cancun ! Nous y sommes partis trois jours avec nos amis mexicains. C’était grandiose, je suis très contente d’y être allée, nous en avons pris plein les yeux que ce soit en festivités et en paysages.

Nous sommes allés à la Isla Mujeres toute une journée, une île sur laquelle nous pouvons accéder qu’en bateau, je pense y avoir vécu le meilleur jour de ma vie. Une fois sur l’île nous pouvons : manger à volonté, aller nager avec les poissons, se faire masser, profiter des toboggans…

Durant cette escapade nous en avons profité pour passer à Tulum, une très belle ville aussi !

Des conseils

Ce que je recommande au niveau des cours c’est de faire attention à bien concilier son projet tutoré avec son voyage, ce qui n’est pas toujours évident en fonction de la quantité de travail que représente certain projet tutoré.

Tout n’était pas tout rose non plus, les débuts ont été difficiles me concernant, vis-à-vis de ma famille, de mes proches, de la distance tout simplement. Le décalage horaire également n’est pas facile à gérer, les premières semaines les siestes étaient vraiment les bienvenues. J’ai également perdu l’appétit durant mon voyage sûrement à cause de la chaleur. Au final, des petits problèmes comparés au bonheur qu’on a pu vivre. J’ai encore du mal à réaliser ce que j’ai vécu, l’aventure que j’ai pu avoir… et surtout toutes les rencontres magnifiques que j’ai faites, que ce soit avec les mexicains et surtout avec les françaises avec qui je suis partie. Rien n’aurait été pareil sans elles, sans cette colocation. Nous avons eu la chance de rencontrer un français et sa famille à Mérida, et nous avons vécu cette expérience avec lui.

Je conseille à cent pour cent de faire une colocation avec les personnes qui partent, on apprend énormément sur nous et sur les autres en cohabitant.

Pour moi un tel voyage vous aide à grandir, on gagne en maturité, en autonomie, en ouverture d’esprit, on gagne aussi de supers souvenirs et de très bons amis.

Le retour en France est très difficile, nous avons toutes réagi de la même manière, un gros manque du Mexique, du mal à se réadapter à nos habitudes françaises, et surtout une vie qui redevient « normale »…